Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes, actuellement cofinancé par celle-ci, par la Région des Pays de la Loire et par Nantes Métropole, propose de rendre accessible à un large public, notamment aux lycéens et collégiens, les travaux de la recherche en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.
En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, il livre des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.
Nous sommes de plus en plus soucieux de ce qui va
dans notre assiette, ou plutôt dans notre estomac.
Le sens du terme sécurité alimentaire a changé
dans notre société : la peur de manquer a largement
laissé place à celle de « mal manger ».
Les aliments sont pourtant, globalement, plus sains
aujourd’hui qu’il y a 50 ans ; ce progrès a contribué
à l’allongement de l’espérance de vie. Toutefois,
améliorer la qualité des aliments, preuve scientifique
à l’appui, ne garantit pas de « bien manger ». En effet,
le mot qualité revêt des sens multiples et parfois
contradictoires : gustative, sanitaire, nutritionnelle,
environnementale ou encore esthétique. Se nourrir
touche aussi à l’intime, au culturel et au religieux,
donc à la conception de chacun du bien et du mal,
et l’on observe des décalages entre les actes et les
dires des consommateurs.
Les préoccupations liées à l’alimentation et à la
nutrition, outre le poids économique du secteur
agroalimentaire dans notre région, justifient
d’investir dans la recherche, la formation et le
développement technologique. La métropole
nantaise est à la pointe en ce domaine : elle accueille
près de 400 chercheurs et plus de 1 000 étudiants
dans une trentaine d’unités(1) réunies au sein de
Ponan, pôle nantais d’enseignement supérieur,
de recherche et de transfert technologique sur
l’alimentation et la nutrition. Un atout majeur de
ce réseau pluridisciplinaire est son déploiement sur
toute la chaîne alimentaire, depuis les travaux sur
les qualités des matières premières jusqu’à l’étude
de la consommation et de ses impacts sur la santé.
Ce numéro de Têtes chercheuses illustre une telle
richesse scientifique.
(1) à l’Université, le CHU, l’école vétérinaire, l’Enitiaa, l’école
des mines, Audencia, l’Inra, l’Ifremer, l’Inserm et le CNRS
Jean-Claude Lebossé , économiste,
délégué général de Ponan,
et Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef
Comment la recherche travaille à mieux concilier plaisir de manger, culture alimentaire et bonne santé
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