Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes, actuellement cofinancé par celle-ci, par la Région des Pays de la Loire et par Nantes Métropole, propose de rendre accessible à un large public, notamment aux lycéens et collégiens, les travaux de la recherche en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.
En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, il livre des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.
Au premier coup d’oeil, le dossier de ce numéro de
Têtes chercheuses pourra paraître anachronique
puisqu’il est consacré à une discipline qui semble
être aujourd’hui en échec. Les théories économiques
avaient-elles permis de prévoir la crise actuelle ? Très
peu. Sont-elles capables de garantir l’efficacité des
politiques prônées aujourd’hui ? On peut en douter.
Mais que penser du revirement des défenseurs de
ces théories (pas seulement des théoriciens, loin
s’en faut !) qui affirmaient hier l’inefficacité de la
puissance publique, alors que cette dernière est
aujourd’hui appelée au chevet des pays malades ?
En pratique, de nombreuses décisions sont prises sur
la base de connaissances économiques accumulées
dans le temps, mais cette accumulation n’est
pas assise sur un fondement unique et cohérent,
bien au contraire : les théories s’appuient sur des
principes doctrinaux largement antagoniques ou
incompatibles entre eux . Ces dernières décennies
ont vu dominer des principes de liberté « immédiate »
qui souhaitaient s’affranchir de valeurs sociales ou
de règles de droit pourtant garantes de liberté et de
bien-être durables.
Ce dossier a été écrit par des chercheurs qui travaillent
dans des institutions d’enseignement supérieur des
Pays de la Loire et qui forment des futurs cadres de
gestion d’entreprises ou d’administrations. Il met
en lumière la diversité des approches (modélisation,
statistique, gestion, géographie, sociologie, droit…) ;
il montre également des domaines d’analyse très
différents les uns des autres : la production et les
échanges de biens et de services, le rôle de l’État,
la vie associative, l’écologie ou la famille. C’est sur
cette richesse de connaissances et d’approches
scientifiques que devront s’appuyer les nouvelles
solutions économiques.
Denis Bouget, économiste, Professeur à l’Université de Nantes, et Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef.
En quoi consistent les sciences économiques ? Comment peuvent-elles aider à une gestion des richesses équitable et durable ?
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