COLONNE DE GAUCHE

Têtes chercheuses : qu'est ce que c'est ?

Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes en 2006, financé par celle-ci, par la Région Pays de la Loire et par Nantes Métropole, a proposé de rendre accessible à un large public, et notamment aux lycéens, les travaux de la recherche menés en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.

En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, ces 21 numéros ont livré jusqu’en 2012 des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.

EDITO

A la différence des génies électrique, chimique ou nucléaire qui exploitent les propriétés de la matière via des procédés élaborés par plusieurs générations d’hommes, le génie génétique met en oeuvre depuis seulement 30 ans des molécules et des mécanismes complexes apparus au cours de milliards d’années d’évolution. Il s’avère possible, cependant, d’exploiter efficacement ces molécules et ces mécanismes sans connaître totalement le détail de leur fonctionnement. Cette situation n’est pas propre au génie génétique. À titre d’exemple, la molécule de cyclosporine A, dont les capacités immunosuppressives ont été découvertes en 1976, a permis dès 1980 de réaliser des greffes d’organe en évitant un rejet certain et rapide des greffons, alors que son mode d’action au niveau moléculaire n’a été élucidé que vingt ans plus tard. Malgré l’imperfection de nos connaissances, il n’est donc pas singulièrement audacieux de recourir au génie génétique pour améliorer les pratiques agricoles, fabriquer des médicaments plus sûrs ou créer de nouveaux procédés de diagnostic médical. Ce numéro de Têtes chercheuses montre que le génie génétique ne se réduit pas aux OGM, que les OGM ne sont pas seulement végétaux et que les OGM végétaux ne se limitent pas au maïs ! Des chercheurs l’utilisent pour modifier des enzymes, pour soigner les maladies génétiques ou cancéreuses, pour garantir la qualité des aliments ou pour faire refleurir des rosiers... D’autres chercheurs nous aident à réfléchir aux impacts du génie génétique ainsi qu’aux enjeux sociétaux des découvertes et des applications qu’il a rendues possibles.

Jean-François Bouhours, directeur de recherche émérite de l’Inserm, IFR 26 (Inserm/Université de Nantes), et Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef

DOSSIER

Le jardin des gènes

Succès, problèmes et enjeux du génie génétique

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SOMMAIRE

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