Le concours des Olympiades de physique est organisé par l’Union des professeurs de physique-chimie (UDPPC) et la Société française de physique (SFP). Il s’adresse aux élèves de terminale S et se déroule en deux temps : une sélection régionale d’une vingtaine de groupes au cours du mois de décembre puis le concours national au mois de janvier au Palais de la Découverte à Paris.
À la dernière Olympiades 2009, un groupe de trois élèves du lycée « Le Loquidy » à Nantes a reçu un second prix au concours national pour son travail sur les ailes d’avions et de planeurs, travail qui était un prolongement d’un TPE. Un groupe de 5 élèves du lycée Douanier-Rousseau à Laval a aussi été primé avec un troisième prix pour un travail sur les sons cuivrés obtenus avec un tuyau d’arrosage, effectué avec le Laum (Laboratoire d’acoustique de l’Université du Maine).
Chaque groupe candidat prépare un mémoire d’une vingtaine de pages et présente une expérience devant un jury composé de chercheurs et de professeurs du secondaire. Il reçoit une aide financière pour réaliser son projet (autour de 250€), un prix selon son classement et une visite de laboratoire avec un chercheur. Tous les frais de déplacement et d’hébergement sont pris en charge par le comité d’organisation. La liste des sujets traités les années précédentes et des prix attribués est disponible sur le site des Olympiades
Pour en savoir plus : jean-luc.cancouet@ac-nantes.fr
Devant les progrès rapides des
biotechnologies réalisés lors des trois
dernières décennies, il est apparu nécessaire
d’aider le public, parfois désorienté, voire
inquiet, à mieux connaître ces avancées et les
enjeux des « manipulations du vivant ». Outre
les éclairages apportés par les médias et par
les programmes d’enseignement actualisés, il
existe des structures spécialement vouées à
cet objectif.
Des ateliers à la carte
Ainsi, à Angers, l’École de l’ADN des Pays
de la Loire, une association « loi 1901 »
soutenue par différents organismes(1) et
dirigée par Nelly Bataillé-Simoneau, Maître
de conférences en biologie à l’Université
d’Angers, et Sandrine Lalain, responsable de
la structure, s’attache à informer le public
et parfois à former les stagiaires au travers
d’ateliers ludiques.
Scolaires, particuliers ou membres
d’associations de malades désireux de
mieux comprendre leurs pathologies et les
traitements possibles peuvent ainsi découvrir
les récents progrès du génie génétique.
Des ateliers d’une demi-journée ou de plusieurs
jours permettent aussi à des professionnels
tels que des techniciens de laboratoire de
s’initier à de nouvelles techniques, ou à des
commerciaux de mieux connaître leurs
produits.
« Grâce à nos équipements et à la réalisation d’expériences, chaque participant, comme les 2 000 collégiens et lycéens accueillis chaque année, peut se familiariser avec les concepts de la génétique et découvrir de manière très concrète les outils et les techniques utilisés en laboratoire », remarque Sandrine Lalain.
Beaucoup de jeunes élèves confondent les
notions d’ADN, de gènes et de chromosomes.
C’est notamment pourquoi chaque atelier
commence par une introduction sur la cellule et son noyau. « À l’aide d’outils visuels (maquettes d’ADN, dessins), d’analogies avec l’alphabet (un gène et ses bases de nucléotides A, T, C et G comparés à un texte et ses mots) et d’exemples simples (tel gène est impliqué dans la détermination du groupe sanguin ; telle anomalie génétique empêche la contraction normale du muscle), nous essayons d’adapter nos moyens d’explication à chaque profil d’élève », indique Sandrine.
Comme des enquêteurs professionnels
Les stagiaires sont ensuite invités à manipuler
l’ADN de bactéries ou celui que contient leur
salive. Pour ce faire, ils utilisent les techniques
des chercheurs telles que la PCR et la
séparation par électrophorèse des fragments
d’ADN en fonction de leur taille, afin de les
identifier. « L’organisation complexe du vivant et son fonctionnement à l’échelle moléculaire émerveillent et déconcertent parfois les stagiaires. Faire les expériences soi-même aide à appréhender l’infiniment petit et les mécanismes moléculaires mis en jeu. »
Cette année, l’école propose un nouvel atelier
« De Darwin à l’ADN, l’évolution en marche »
en partenariat avec le Muséum des sciences
naturelles d’Angers. Utilisée dans la lutte
contre les contrefaçons de végétaux, l’analyse
du génome est également incontournable
pour les tests de paternité, le dépistage
de maladies génétiques ou les enquêtes
criminelles. Le « Cluedo moléculaire » propose
ainsi d’analyser des échantillons d’ADN et
de les comparer avec un ADN de référence
présenté comme celui d’un suspect... Une
mise en scène très appréciée des lycéens !
D’autres ateliers, comme celui consacré à
la détection d’OGM, permettent d’aborder
des questions d’éthique et les controverses
actuelles du génie génétique. « Tout en restant neutres, nous soulignons notamment la distinction entre les OGM développés en milieu confiné pour la recherche et ceux qui peuvent provoquer des disséminations de gènes incontrôlées, précise Sandrine, et nous nous attachons à relier les objets des débats à des connaissances scientifiques afin de promouvoir l’argumentation rationnelle »
(1) Angers Loire Métropole, les Conseils généraux du Maine-et-Loire et de la Mayenne, la Région Pays de la Loire, le Ministère délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche et l’Union européenne
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