En 2007, le prix Nobel de médecine a été attribué à trois chercheurs pour la découverte des cellules souches embryonnaires (CSE) de souris (Martin Evans) et pour la mise au point de techniques de modification ciblée de certains gènes (Mario Capecchi et Oliver Smithies).
Une modification ciblée consiste à modifier un gène porté par un chromosome en échangeant tout ou partie de ce gène par un segment d’ADN modifié, introduit au préalable dans le noyau d’une cellule. Elle utilise les mécanismes qui interviennent naturellement pour réparer l’ADN ou pour réaliser les recombinaisons entre chromosomes homologues au moment de la méiose.
Ces avancées permettent de réparer un gène défectueux ou d’inactiver un gène fonctionnel afin de préciser sa (ou ses) fonction(s). Lorsqu’un allèle inactivé est introduit à la place de l’allèle normal dans des CSE et que les CSE donnent naissance à des souris, on obtient des « souris KO » (Knock-Out) dont toutes les cellules sont incapables de produire la protéine codée par le gène ciblé.
Les souris KO ont été et sont encore d’une grande utilité pour connaître le rôle des gènes au cours de l’embryogenèse, de la vie adulte ou de la vieillesse, ou encore pour constituer des modèles d’étude de maladies (humaines, dans leur très grande majorité) afin de concevoir et tester des médicaments.
La maladie de Crigler-Najjar de type 1
(CN-1) est une pathologie héréditaire
récessive rare (elle touche un nouveauné
sur un million) due à un déficit total en
bilirubine glucuronosyltransférase (UGT1A1),
une enzyme du foie. L’absence de UGT1A1
entraîne l’accumulation toxique de bilirubine
dans le sérum et les tissus, source de troubles
neuromusculaires et de retards mentaux. Les
traitements actuels sont la photothérapie
(exposition à la lumière) et la transplantation
hépatique.
CN-1 est une bonne candidate pour un
traitement par thérapie génique parce qu’un
seul gène, qui code une protéine unique
(UGT1A1), en est responsable et qu’il en existe
un modèle animal, le rat Gunn, une espèce
naturellement porteuse de la même mutation
que celle des malades humains.
Des études précliniques, consistant à transférer
chez des rats malades une copie du gène normal
dans les noyaux de leurs cellules hépatiques à
l’aide de virus de types divers, ont permis de les
guérir. Une stratégie privilégiée consiste à utiliser
des virus adéno-associés (AAV) notamment
parce que ces vecteurs sont capables de
transduire (modifier via la pénétration de leur
génome) aussi bien des cellules en division,
abondantes essentiellement chez les individus
jeunes, que des cellules quiescentes. Ces AAV
sont issus de virus non pathogènes(1) ; leur
génome est modifié afin que leurs gènes ne
s’intègrent pas parmi ceux des cellules hôtes.
L’équipe néerlandaise de Piter Bosma, avec
laquelle nous collaborons, a guéri efficacement
et à long terme des rats Gunn adultes au moyen
d’AAV modifiés. Nous avons testé son protocole
chez l’animal âgé de 2 ou 14 jours en vue de son
application au traitement de très jeunes patients.
Une baisse importante du taux de bilirubine s’est
effectivement manifestée chez les ratons traités
mais s’est révélée peu durable.
Une formation de petits amas de cellules durablement « corrigées » a pourtant été observée. Ce constat nous a conduit à soupçonner puis à confirmer l’existence d’un phénomène inattendu d’insertion des gènes viraux dans le génome de ces cellules. Cette intégration, observée chez les jeunes rats (mais, à notre connaissance, pas chez des rats adultes), est indésirable car source potentielle d’effets pathogènes difficiles à contrôler. Aussi de nouvelles études sont-elles nécessaires afin de la comprendre et d’en évaluer les risques. Les perspectives de thérapie génique contre CN-1 et des pathologies similaires restent donc plus prometteuses pour les patients adultes que pour les très jeunes patients, mais rien n’est définitif.
Rat Gunn nouveau-né sain entre deux congénères malades, reconnaissables à leur ictère (jaunisse) © U948 (Inserm/Université de Nantes)(1) cf. "Détournements de virus et Les chiens de l’espoir", dans Têtes chercheuses n°3
• Association française de Crigler-Najjar
• « La maladie de Criger-Najjar » Document réalisé par le Professeur Labrune pour Orphanet, site consacré aux maladies rares et aux médicaments orphelins :
Pour les chercheurs et les étudiants :
• Transient expression of genes delivered to newborn rat liver using recombinant adeno-associated virus 2/8 vectors. Flageul M, Aubert D, Pichard V, Nguyen TH, Nowrouzi A, Schmidt M, Ferry N. J Gene Med. 2009
Micro-injection d’ADN dans un embryon de rat réalisée sur le site de la plateforme « Rats transgéniques » de Biogenouest à Nantes © ITERT / Joëlle VeziersLa réussite d’une allogreffe,
greffe d’un organe dont le
donneur possède un système
immunitaire incompatible avec
celui du receveur, nécessite
aujourd’hui l’administration de
drogues immunosuppressives.
Hélas, ces dernières affaiblissent
fortement l’ensemble du système
immunitaire de la personne
greffée, entraînant des effets
secondaires parfois très graves :
cancers, infections aiguës...
De plus, elles n’empêchent pas
toujours la perte du greffon
(l’organe transplanté) même
dix ans après son implantation.
Il semble donc opportun
d’explorer des stratégies
de modification génétique
entraînant une suppression ou
une réduction mieux ciblée et
définitive de l’incompatibilité
entre le greffon et l’organisme
receveur.
Dépister des gènes d’intérêt
Les organismes expriment naturellement des
substances immunosuppressives : celles-ci
sont nécessaires pour stopper des réactions
de défense devenues inutiles après une
infection. Une équipe de notre laboratoire
s’attache à identifier des gènes qui codent
pour ces produits naturels. Elle développe
dans le même temps des techniques
permettant de transférer ces gènes via des
vecteurs viraux (cf. "Naissance d'un génie" et "Des gènes sauteurs) afin de
modifier les propriétés immunologiques
d’organes transplantables tels que le coeur
et rendre ainsi ces derniers résistants au
rejet allogénique (réaction de l’organisme
receveur).
Pour mieux connaître l’expression des
molécules immunosuppressives et leur impact
sur le greffon, nous avons expérimenté
une transplantation cardiaque entre deux
variétés de rat dont les antigènes tissulaires
(des récepteurs cellulaires qui permettent
le déclenchement d’une neutralisation des
corps étrangers à l’organisme) ne sont
pas compatibles. Le jour de la greffe, des
vecteurs issus de virus de type adénovirus
et dont les gènes codent pour les molécules
immunosuppressives ont été injectés chez
le rat receveur ; ils ont conduit à la survie
définitive des greffons. Il est alors apparu
crucial d’analyser finement les tissus des
rats ainsi traités afin de dégager les facteurs
propices au succès durable de l’opération.
Nous avons notamment montré le rôle
majeur, dans la survie des greffons, d’une
population de lymphocytes T dits régulateurs.
L’identification de cette population et l’emploi
d’outils tels que les puces à ADN(1) nous ont
permis de caractériser des gènes impliqués
dans l’inhibition de la réponse immunitaire.
Les fonctions de ces gènes sont alors étudiées
plus précisément grâce à la mise au point de
différents modèles animaux.
Produire des rats ad hoc
Ces modèles sont des rats génétiquement
modifiés. Certains sont des rats transgéniques
qui surexpriment les gènes ciblés dans leurs
lymphocytes régulateurs (ils
fabriquent davantage de
molécules intéressantes qu’un
rat normal) ; d’autres, qui sont
produits dans notre unité de
recherche grâce à la plateforme
« Rats transgéniques » de
Biogenouest (cf. "Science et biotechnologies en réseau"), sont
des rats knock-out(2) (KO) : chez
eux, un gène d’intérêt a été
inactivé afin de mieux connaître
son rôle en observant l’impact
de l’absence de la ou des
protéines qu’il code.
La production de ces différents
rats s’est avérée difficile, soit
parce que la technique de
micro-injection d’ADN utilisée
pour la transgenèse n’est pas
assez efficace, soit parce qu’il
est délicat d’obtenir des rats KO
via la manipulation de cellules
embryonnaires. Cependant,
nous venons de réaliser des
progrès importants. L’utilisation
de vecteurs viraux de type
lentivirus a accru l’efficacité de la transgenèse.
Le recours à une technique nommée genome
walking permet désormais de localiser les
transgènes intégrés dans les cellules des rats.
Enfin, l’utilisation de nucléases « en doigts
de zinc », des enzymes capables d’extraire
du génome la séquence d’ADN ciblée et elle
seule, nous a permis de produire les rats KO
souhaités.
Grâce à ces nouveaux modèles de rats, nous réalisons actuellement de nouvelles avancées dans la compréhension des mécanismes immuns impliqués dans le rejet ou la survie d’allogreffes.
• (1) dispositif d’analyse dont les différents réactifs contiennent des brins d’ADN connus et dont les réactions particulières avec des segments d’ADN à caractériser permettent d’identifier ces derniers visuellement. Cf.Le point sur les puces à ADN
• (2) cf. Des souris KO, Jean-François Bouhours
Un virus oncolytique est un virus génétiquement modifié qui
n’est capable de se répliquer qu’après avoir infecté des cellules
cancéreuses. Cette réplication (la multiplication des particules virales)
aboutit à une lyse, c’est-à-dire à la destruction des cellules tumorales.
L’infection de cellules saines par le virus reste possible mais n’est pas
dangereuse (cf. schéma ci-dessous).
Un projet développé par notre unité de recherche consiste à utiliser ce
type de virus pour détruire des cancers primaires du foie, une pathologie
qui reste réfractaire à la plupart des traitements classiques et à laquelle
correspond une très forte mortalité. Comme il faut s’assurer de la
propagation du virus thérapeutique et de sa réplication destructrice
dans les seules cellules cancéreuses, il est crucial d’associer à cette
stratégie une technologie permettant de suivre le devenir du virus
après son administration à des patients. Nous avons donc développé
une méthodologie qui intègre une technique d’imagerie médicale
spécifique et qui est d’abord testée chez un sujet sain.
Un gène, qualifié de « rapporteur » et nommé Na/I symporteur (ou NIS),
est inséré préalablement dans le génome du virus oncolytique(1). Une
telle opération est réalisée parce que les protéines pour lesquelles code
ce gène font augmenter la concentration d’iode dans les cellules qui
l’expriment. Après administration du virus modifié, il suffit d’anesthésier
le sujet, de lui injecter une faible quantité d’iode radioactif et de le
placer dans le champ d’une caméra qui va détecter la distribution
spatiale du radio-isotope injecté(2). On détermine alors la localisation
anatomique des particules virales, ce qui va permettre d’en vérifier
l’efficacité chez le sujet malade : une forte concentration d’iode dans
les tumeurs témoigne en effet d’une réplication massive.
Ce procédé est potentiellement très utile à la sécurité des thérapies
géniques car il peut offrir un moyen relativement simple de surveiller la
dissémination des vecteurs viraux.
Nous sommes actuellement en fin de validation de la méthodologie dans des modèles animaux (souris) de cancers hépatiques et nous projetons de démarrer très bientôt des essais cliniques chez des patients •
© RC2C, d’après G. Vassaux(1) opération réalisée au Laboratoire de thérapie génique (Inserm/Université de Nantes)
(2) cf. "Lumières médicales", Têtes chercheuses n°5
Le neurone, cellule de base du système
nerveux, possède une morphologie
très particulière avec son axone pouvant
atteindre 1,5 m de long chez l’Homme et dans
lequel circulent des protéines nécessaires à
la conduction électrique de l’influx nerveux.
Ces protéines sont synthétisées dans le
corps cellulaire qui contient le noyau, puis
transportées dans l’axone à une vitesse de 1 à
400 mm par jour (contre près de 100 m par
seconde pour les influx nerveux).
Le bon fonctionnement des neurones dépend
étroitement de l’activité des neurofilaments,
protéines essentielles à la structuration du
neurone et au transport des produits. Dans
plusieurs maladies neurodégénératives
(maladies d’Alzheimer, de Parkinson ou SLA,
sclérose latérale amyotrophique), ce trafic est
perturbé au point de provoquer la mort du
neurone. Dans la sclérose en plaques, c’est
la couche de myéline entourant l’axone qui
est détruite ; la conduction nerveuse est alors
bloquée, mettant également en jeu la survie
du neurone.
Des embouteillages de filaments
Ces pathologies sont graves parce que les
neurones morts ne sont pas remplacés.
De plus, le système nerveux est entouré
d’une barrière biologique protectrice qui rend
difficile le passage et donc l’efficacité des
médicaments. Pour préserver les neurones, un
axe de recherche vise à comprendre comment
leurs altérations se produisent. Il recourt à des
modèles animaux qui présentent des altérations
similaires à celles observées chez l’Homme,
naturelles ou induites expérimentalement (par
intoxication, lésion ou transgenèse). D’autres
recherches consistent à trouver de nouvelles
molécules capables d’empêcher la mort
neuronale et les moyens de les introduire dans
les neurones.
Dans l’un des modèles étudiés au sein de
notre laboratoire, les neurones de souris
transgéniques expriment une forme altérée des
neurofilaments, notée NFH-LacZ. Ces derniers
s’accumulent de façon anormale en certains
endroits, empêchant le transport efficace
de différents produits cellulaires. Le modèle
sert à mieux connaître les conséquences du
phénomène d’agrégation observé dans les
maladies d’Alzheimer, de Parkinson et la SLA,
ainsi que pour tester de nouvelles substances
capables de prévenir cette agrégation.
Il s’agit en particulier de comprendre pourquoi
la mutation d’un gène impliqué dans la
synthèse des neurofilaments et exprimé dans
tous les neurones provoque la dégénérescence
d’une seule population de neurones.
Ce type de problème s’avère très complexe ;
les progrès se font pas à pas en accumulant
diverses observations. à titre d’exemple, dans
la SLA, les motoneurones (qui commandent
l’activité musculaire) de la moelle épinière
sont les principales cibles de l’accumulation
des neurofilaments provoquée par l’expression
d’une enzyme, la superoxyde dismutase (SOD).
En croisant notre souris NFH-LacZ avec des
souris transgéniques qui expriment la SOD
humaine, nous avons montré que la plupart des
neurones détruits sont ceux où l’agrégation des
neurofilaments s’effectue conjointement à celle
de mitochondries, des organites responsables
du métabolisme énergétique du neurone.
Des transgenèses pour voir
Nous avons par ailleurs éclairé l’implication de la protéine STOP identifiée il y a quelques années par une équipe de l’Institut des neurosciences de Grenoble : cette protéine s’agrège également avec les neurofilaments, aussi bien dans le modèle NFH-LacZ que dans les motoneurones de patients atteints de SLA. Les études menées en parallèle sur les patients humains et sur les modèles animaux transgéniques permettent de préciser les interactions de cette protéine avec les neurofilaments et les effets de ces interactions. Nous cherchons aussi à savoir si des dysfonctionnements observés sont dus à des protéines STOP mutées. Enfin, il s’agit d’expliquer comment des facteurs environnementaux ou le vieillissement des individus accentuent les anomalies. Pour cela, de nouveaux modèles d’animaux transgéniques, produits notamment par notre équipe, expriment des neurofilaments fluorescents. Cette propriété permet d’observer le mouvement des filaments en direct sur l’animal vivant. Elle offre ainsi un moyen inégalé de compréhension des mécanismes d’altération de ce mouvement et d’évaluation de l’efficacité de nouveaux médicaments potentiels
La coloration en rouge des microtubules qui remplissent ces neurones d’hippocampe de souris permet de visualiser la structure de ces derniers, particulièrement affectés par la maladie de Parkinson ou son équivalent chez la souris. En bleu apparaissent les noyaux des neurones et d’autres cellules comme les astrocytes © LNBT / Julien BalzeauLa maladie de Lenègre est une pathologie
relativement fréquente. Elle est
caractérisée par des troubles progressifs de
la conduction de l’influx électrique cardiaque
au cours du vieillissement. Ces troubles se
manifestent par une dégénérescence de
cellules spécifiques, et principalement celles
qui constituent le faisceau de His (cette
structure connecte différentes parties du coeur
entre elles pour synchroniser les contractions
des ventricules et celles des oreillettes).
Le seul traitement actuel est l’implantation
d’un stimulateur cardiaque (pacemaker)
électronique quand la conduction devient
trop altérée pour permettre des contractions
normales.
En 1963, Jean Lenègre a proposé qu’il s’agisse
d’une maladie dégénérative affectant, sous
forme de fibrose (déstructuration), le tissu
cellulaire de conduction cardiaque. Il restait à
en trouver l’origine.
Des mutations dépistées
En 1999, nous avons repéré un ensemble
de personnes appartenant à une grande
famille de la région nantaise et présentant
lesdits troubles. Une analyse des génomes
de ces personnes nous a conduit à relever la
présence, chez chacune d’entre elles, d’une
mutation du gène SCN5A. Ce gène code
Nav1.5, une « protéine-canal » qui a pour
fonction de transporter du sodium à travers la
membrane plasmique des cellules cardiaques.
La mutation conduit à une altération de Nav1.5
et à la perte totale de sa fonction. La maladie
se transmet selon un mode autosomique
dominant : les patients possèdent un allèle
sain et un allèle muté sur un chromosome
non sexuel et présentent, à cause de cette
anomalie, une diminution de 50 % du courant
de sodium transporté par Nav1.5.
Depuis lors, d’autres mutations de SCN5A
ont été identifiées par différentes équipes de
recherche, mais aucune étude n’a permis de
comprendre pourquoi la perte de fonction de
Nav1.5 est sans conséquence majeure chez les
jeunes et ne conduit à une pathologie sévère
qu’au cours du vieillissement.
Nous avons alors entrepris de travailler sur un
modèle de souris transgénique, dont un allèle
du gène Scn5a (l’équivalent de SCN5A chez
l’Homme) a été invalidé (muté). Le modèle
s’est révélé satisfaisant : les souris étudiées
présentent également une réduction de 50 %
de leur courant sodique cardiaque ainsi qu’une
détérioration progressive de la conduction
avec le vieillissement, et nous avons montré
que cette altération est due à une fibrose qui
s’accentue avec l’âge. Nos résultats suggèrent
que la maladie de Lenègre découlerait,
premièrement, du dysfonctionnement de
Nav1.5 et, secondairement, de l’apparition de
fibrose.
Des cellules transformées en pacemakers
Ce modèle va permettre de tester l’efficacité
de médicaments susceptibles d’empêcher le
développement de la fibrose, afin de proposer
une thérapie préventive aux personnes
porteuses de SCN5A muté.
En parallèle, nous menons des travaux visant à
mettre au point une thérapie génique. Il s’agit de
développer des pacemakers biologiques comme
alternative aux pacemakers électroniques, plus
pratique et plus sûre. Notre approche consiste
à injecter directement dans le coeur, au niveau
du faisceau de His, des gènes exprimant des
protéines qui vont pallier le manque de Nav1.5
en transformant certaines cellules cardiaques
en cellules pacemakers. Afin que ces gènes
puissent s’insérer dans les noyaux des cellules
ciblées, nous travaillons à la mise au point
de vecteurs non pas d’origine virale mais
synthétiques (des microcapsules de polymères).
Nous venons de démontrer la faisabilité de
notre méthode chez la souris.
Enfin, si le rôle de SCN5A dans la maladie de Lenègre est aujourd’hui établi, l’élucidation de tous les facteurs de cette pathologie n’est pas terminée.
Réseau de conduction de l’influx électrique cardiaque. Au centre, les cellules du faisceau de His assurent la conduction des oreillettes aux ventricules de telle sorte que ces derniers se contractent de façon synchrone et juste après la contraction des oreillettes. © RC2C. Source : www.prevention.ch/lesstimulateurscardiaques.htm
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