© www.ohazar.comJosette a horreur des salsifis et des brocolis mais son
papa, qui est un peu rigide, exige qu’elle mange des
deux légumes au déjeuner. « C’est bon pour ta santé, ma crevette. »
Josette, difficile et pugnace, pousse une grosse larme
et obtient la possibilité de ne manger qu’un seul des
deux légumes (une abomination vaut mieux que deux,
pense-t-elle).
Son père, également un peu joueur, lui fait alors la
proposition suivante :
« Pour déterminer le légume que tu mangeras, dis-moi quelque chose, ce que tu voudras, et qui peut être vrai ou faux. Si c’est faux, tu prendras des salsifis ; si c’est vrai, tu mangeras des brocolis. That’s it! »
Le regard de Josette s’illumine soudainement : elle vient
de trouver la faille, une phrase qui l’exemptera des deux
légumes !!!
Que va dire Josette à son papa ?
« Je prendrai des salsifis ».
C’est une affirmation qui, a priori, peut être vraie ou fausse, mais pour respecter complètement la règle qu’il a imposée, le père ne peut alors donner à Josette
• ni des brocolis, car s’il lui en donnait, « Je prendrai des salsifis » s’avèrerait faux, ce qui serait incompatible avec le choix des brocolis (énoncé vrai)
• ni des salsifis, car s’il lui en donnait, « Je prendrai des salsifis » s’avèrerait vrai, ce qui serait incompatible avec le choix des salsifis (énoncé faux)
« Je ne prendrai pas de brocolis » est une alternative.
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