Le CA mondial total s’élève à environ 610 milliards de dollars.
Les médicaments représentent environ 20 % des dépenses.
(p) : données provisoires
(r) : données révisées
(1) : dépenses de recherche pharmaceutique financées en partie par la vente de médicaments et par les dépenses de recherche clinique des hôpitaux financées par la dotation globale.
Le classement des médicaments selon les ventes est très différent entre le marché officinal et le marché hospitalier. Seuls trois médicaments sont communs dans les 50 plus gros chiffres d’affaires de ces deux segments.
Dans le marché officinal, les classes les plus importantes sont les médicaments destinés aux maladies cardiovasculaires, les anti-ulcéreux, les antiasthmatiques et ceux qui ciblent le système nerveux central.
Le marché de la santé en France a représenté, en 2008, plus de 170 milliards d’euros, soit une dépense moyenne de 2 656 euros par habitant. Parmi ces dépenses, 20 % concernent les médicaments, avec un panier d’achats moyen par habitant de 550 euros. Les dépenses de médicaments ont augmenté de 3,7 % en 2008, selon l’Assurance Maladie.
La part des médicaments génériques est croissante : plus d’un médicament remboursable sur cinq achetés dans une pharmacie, soit 10,2 % du chiffre d’affaires du médicament remboursable en 2008, contre 9,6 % en 2007.
Le coût de la recherche nécessaire à l’innovation est évalué à 850 millions d’euros en moyenne par produit. Le nombre annuel des nouveaux médicaments vendus sur prescription est proche de 30. Le nombre de ceux qui sont issus des biotechnologies1 est plus élevé : 107 « biomédicaments » ont été commercialisés en France, en 2008 ; il a augmenté de près de 20 % en 4 ans. On constate également une légère progression de l’automédication, qui représente près de 2 milliards d’euros en 2008 et 427 millions de boîtes vendues (423 millions en 2007).
La population vieillissante est sujette à une consommation de soins toujours plus élevée. La capacité du marché des soins à satisfaire la croissance de la demande dépend en partie de la capacité des laboratoires pharmaceutiques à innover en trouvant de nouvelles molécules et à en dériver de nouveaux médicaments. Cette innovation nécessite un recours accru aux biotechnologies, dont les coûts de recherche sont plus élevés que pour les médicaments de synthèse ou réalisés à partir d’extraits de produits naturels ; le prix de vente moyen est donc appelé à augmenter. Elle devrait toutefois déboucher sur la mise au point de nouveaux vaccins ou des traitements de pathologies pour lesquelles l’arsenal thérapeutique actuellement disponible est souvent lourd et peu efficace, donc onéreux.
Les efforts des laboratoires pharmaceutiques portent également sur les traitements de maladies rares (moins de 5 cas pour 10 000 habitants). Le marché des « médicaments orphelins », même s’il ne représente encore, en valeur, que 1,8% des ventes en France, connaît en effet une croissance soutenue, avec 34 nouveautés en 2008.
Fabrice CLERFEUILLE, Professeur, directeur de l’IEMN-IAE (Institut d’économie et de management de Nantes – Institut d’administration des entreprises) et responsable du Master « Marketing des produits et services de santé » de l’Université de Nantes
1. Ces médicaments sont souvent utilisés exclusivement dans les hôpitaux. Il s’agit, par exemple, de vaccins, de facteurs de croissance ou d’insuline, qui sont le plus souvent des protéines produites par des levures, des bactéries ou des gènes bactériens recombinés.
Têtes chercheuses ©2007 |
mentions légales |
contactez nous |
page d'accueil |
Réalisation : Intelliance 2007