La Nuit des chercheurs

le 28 septembre
Françoise grolleau, Professeure en biologie à l’université d’Angers et responsable de la Cellule europe d’Angers.
La nuit des chercheurs

La troisième Nuit des chercheurs aura lieu dans la soirée du 28 septembre.
Cette initiative de la Commission européenne soutient l’organisation de rencontres conviviales entre le public et des chercheurs de tous horizons, dans quelques dizaines de villes d’europe. Comme la Fête de la science, cet événement annuel a pour but ultime d’inciter les jeunes à se diriger vers des carrières scientifiques dont les formations subissent une désaffection notoire depuis quelques années. Outre un caractère résolument festif, il se focalise sur les activités spécifiques de la recherche. Si les chercheurs sont des moteurs de l’innovation, ils sont avant cela des créateurs de connaissance, un autre élément clé de la croissance et de la compétitivité d’un pays. Dans notre région, Angers et, pour la première fois cette année, Nantes y participent avec le désir de promouvoir l’image et la carrière des chercheurs en mêlant démonstrations, débats scientifiques et activités ludiques. elles se sont concertées avec Bordeaux, rennes, Lannion et Brest autour d’un projet coordonné par l’université d’Angers et focalisé sur le thème des TIC (technologies de l’information et de la communication). Parmi les structures participantes, les universités et l’Inserm seront soutenus par l’Inspection académique du Maine-et-Loire et par les Centres de culture scientifique, technique et industrielle régionaux.
À Angers comme à Nantes se prépare donc une soirée de manifestations inédites associant artistes et chercheurs prêts à rencontrer les visiteurs d’un soir.

La Fête de la science

du 8 au 14 octobre
Céline Harcouët, Cnam et DRRT des Pays de la Loire

Les scientifiques nous ouvrent les portes de leurs laboratoires. Profitons-en ! Cette initiative du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a pour objectif, entre autres, de montrer que les efforts consentis pour la recherche ont des répercussions sur notre vie quotidienne. elle permet au grand public et aux scolaires d’aborder les questionnements scientifiques actuels dans un cadre convivial et festif. Les frontières de la connaissance, les instruments de la science, l’espace 50 ans après le lancement du premier Spoutnik et l’Année polaire internationale sont les quatre thèmes directeurs de cette édition. Près de 300 présentations et animations, coordonnées en région par le Conservatoire national des arts et métiers des Pays de la Loire sous le pilotage de la Délégation régionale à la recherche et à la technologie, seront autant d’occasions de mieux comprendre les avancées scientifiques et leurs enjeux ; elles permettront aussi aux chercheurs de partager leur passion et de valoriser leur travail.

Ça se passe maintenant

À science ouverte

La Fête de la science et la Nuit des chercheurs visent à rendre les activités scientifiques plus séduisantes aux yeux du public. est-ce là leur seul intérêt aux yeux des chercheurs ?
O.N.d.S.

La Fête de la Science :
Au Mans, le LPEC (Laboratoire de physique de l’état condensé de l’Université du Maine) s’implique particulièrement dans la Fête de la science. Une dizaine de spécialistes des matériaux seront de nouveau sur le pont, permettant aux visiteurs de découvrir cette année plusieurs instruments en démonstration. Guillaume Brotons, responsable de l’équipe « Rayons X », fait de sa participation un devoir de communication envers un public souvent demandeur de précisions sur le métier de chercheur. « C’est l’occasion de premiers contacts avec mes futurs étudiants. Je les éclaire sur ma discipline et j’observe leurs motivations. Il arrive aussi de bonnes surprises, telles que la rencontre d’un groupe de radio-amateurs à qui j’ai proposé d’intervenir dans mes cours afin de les enrichir. »
Pour sa seconde participation, Anthony Boulant, doctorant au LPEC, proposera quelques expériences amusantes sur les ondes électromagnétiques. Son implication dans la réalisation de nouveaux posters permettra de soigner l’effort de communication du laboratoire. « Présenter ainsi mes connaissances m’entraîne à la clarté et à la concision. Leur restitution au public fait partie des obligations du chercheur et c’est une grande satisfaction personnelle de voir repartir un visiteur ayant compris mes explications. »
Il est également possible de découvrir le plaisir de la science sans machine spectaculaire. Pour Dominique Bénard, mathématicien et historien des sciences à l’Université du Maine, l’échange est primordial. « A la Fête de la science, je fais ce que j’appelle des causeries. La prochaine s’intitule Plumes, cailloux, mouches et pendules . Je montrerai comment Galilée a construit une physique nouvelle à l’aide d’expériences, d’images ou de fictions mettant en scène des objets et des animaux familiers. Je prépare beaucoup le fond de mes exposés mais, plus que les conférences solennelles bien réglées, j’apprécie les échanges imprévus, les questions naïves qui se révèlent souvent profondes et que leurs auteurs et moi parvenons ensemble à reformuler scientifiquement. Il ne s’agit pas de faire croire que la science est simple. Elle ne l’est pas ; elle consiste précisément à formuler les problèmes afin d’en trouver les réponses les plus satisfaisantes possibles. ».

La Nuit des chercheurs :
Parmi les recherches sur les technologies informatiques, l’imagerie en 3D donnera lieu, cette année encore, à des démonstrations spectaculaires. Paul Richard et ses collègues du Lisa (Laboratoire d’ingénierie des systèmes informatisés, Université d’Angers) montreront comment il est possible d’intégrer des images de synthèse à des images filmées en direct, par exemple pour simuler le développement de végétaux ou pour sélectionner et appliquer par de simples mouvements de la main, sur des vêtements ou sur des sièges automobiles, des tissus aux motifs complexes générés par un programme informatique. « Il est valorisant pour nous de présenter des applications concrètes de notre travail, explique Paul Richard . Les visiteurs sont souvent surpris par nos réalisations, comme s’il s’agissait de magie. Certains reviennent d’une année sur l’autre et suivent nos progrès, comme s’ils y participaient un peu. Et en effet, leurs réactions nous permettent d’évaluer la facilité d’emploi de notre système et d’améliorer les exemples de démonstration à l’intention des industriels. »
Pour Gérard Moguedet, premier Vice-président de l’Université d’Angers et spécialiste de la gestion des ressources en eau au Laboratoire Paysages et biodiversité, participer à ce type d’événement, c’est aussi rendre compte de la contribution financière des citoyens à la recherche publique. « L’année passée, nous avons projeté un film sur la gestion de l’eau à Cholet, à Angers et à La Flèche, suivi d’un débat avec le public. Cette année, mes collègues ont préparé un sujet sur l’eau au Sahel, l’histoire des feux de brousse et l’évolution des savanes. Le public apprécie de découvrir les données que nous lui présentons et qui les étonnent souvent. De telles rencontres ont d’autres vertus concrètes à nos yeux : comprendre et éclairer certains problèmes des élus et des agriculteurs ou mieux connaître les pratiques et les interrogations des gens, par exemple sur la pollution et sur la façon de réutiliser sans risque les eaux de pluie ou les eaux usées. ».

Anthony Bouland ©ONdS

Têtes chercheuses ©2007 | mentions légales | contactez nous | page d'accueil | Réalisation : Intelliance 2007