COLONNE DE GAUCHE

Têtes chercheuses : qu'est ce que c'est ?

Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes en 2006, financé par celle-ci, par la Région Pays de la Loire et par Nantes Métropole, a proposé de rendre accessible à un large public, et notamment aux lycéens, les travaux de la recherche menés en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.

En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, ces 21 numéros ont livré jusqu’en 2012 des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.

EDITO

Nous subissons tous, à des degrés divers, des troubles de mémoire. Mais, tout d’abord, doit-on parler de la mémoire ou des mémoires ? Une première réponse consiste à distinguer mémoire individuelle et mémoire sociale. L’une et l’autre sont deux objets d’étude très différents, or elles interagissent parfois, pouvant même se révéler mutuellement dépendantes. Du point de vue du fonctionnement de la mémoire individuelle, il est aujourd’hui admis que nous ne disposons pas, non plus, d’une seule mais de plusieurs mémoires. Ces « registres mnésiques » sont mieux connus grâce notamment à l’étude des erreurs et des biais de mémoire, ou à celle de pathologies en rapport avec le vieillissement, comme la maladie d’Alzheimer, enjeu majeur de santé publique. Si la mémoire est également sociale, c’est parce que les références à notre passé se construisent en lien avec une communauté. Le besoin qu’éprouvent les individus de s’identifier à des groupes sociaux les conduit à constituer et à transmettre des patrimoines divers (artistique, industriel, scientifique, technique, etc.) et fait naître des phénomènes comme le « devoir de mémoire ». Il se pose alors la question du rapport que cette mémoire patrimoniale entretient avec l’histoire. Restituer le passé, c’est faire appel à notre mémoire. Or celle-ci, qu’elle soit individuelle ou sociale, se révèle parfois bien floue ou soumise à des influences : notre santé, notre état d’esprit, notre culture, notre intérêt ou celui d’autrui... Ce sont de tels facteurs que les chercheurs ayant participé à ce numéro se sont évertués à dégager, montrant ainsi que la mémoire n’a rien d’un muscle qu’il suffirait d’exercer pour bien retenir ou bien se souvenir.

Nadège Verrier, chercheur en psychologie, Maître de conférences à l’Université de Nantes et Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef

DOSSIER

Flous de mémoire

Pourquoi notre mémoire nous joue des tours. - Comment nous confondons mémoire, histoire et patrimoine. - Le Web comme nouvelle mémoire collective.

© iStockphoto / Kristian Stensoenes

SOMMAIRE

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