Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes en 2006, financé par celle-ci, par la Région Pays de la Loire et par Nantes Métropole, a proposé de rendre accessible à un large public, et notamment aux lycéens, les travaux de la recherche menés en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.
En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, ces 21 numéros ont livré jusqu’en 2012 des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.
Nous vivons entourés de substances potentiellement
dangereuses. Celles qui proviennent des activités
humaines paraissent de plus en plus nombreuses,
de natures toujours plus diverses ; les préoccupations
vis-à-vis des écosystèmes et de la santé humaine s’en
trouvent accrues.
Avec le tsunami meurtrier intervenu récemment au
Japon et ses conséquences sur la centrale nucléaire
de Fukushima, les difficultés de l’évitement des
catastrophes et celles de la maîtrise des risques
réapparaissent en pleine lumière, renforçant ainsi
l’urgence d’une mise en œuvre de la démarche nommée
« minimax » par Jean-Pierre Dupuy (1) : rendre minimal
le dommage maximal. Cet objectif implique de savoir
analyser et quantifier les risques, et donc de disposer
de méthodes permettant de déceler la présence des
toxiques potentiels dans l’environnement et d’en
caractériser les effets biologiques. Ces connaissances
sont indispensables à la mise en place de mesures
de protection mieux adaptées et à la recherche de
produits de substitution moins nocifs ou dont la
toxicité bénéfique, à l’instar de celle des médicaments,
soit mieux ciblée.
Des chercheurs sont impliqués dans cette démarche
en Pays de la Loire. Ils œuvrent à la mise au point de
nouvelles méthodes de détection de polluants issus
de l’industrie ou de l’agriculture, de toxines naturelles
ou de radioéléments. Leurs travaux concernent aussi
le recyclage des déchets nucléaires, la radioprotection,
la sélectivité des pesticides, les effets biologiques des
nanoparticules... sans oublier la perception des risques
et sa subjectivité. Ils illustrent la nécessité d’une
démarche multidisciplinaire pour traiter au mieux de
problèmes d’une redoutable complexité.
(1). philosophe des sciences et des techniques. Cf. "Pour un catastrophisme éclairé" (Éditions du Seuil, 2004)
Jacques Le Pendu, directeur de recherche Inserm,
directeur de l’IFR 26, Institut fédératif de recherche
thérapeutique (Inserm/Université de Nantes/CNRS/Inra),
et Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef
Rayonnements à mieux doser ou à confiner davantage, molécules à mieux connaître, effets secondaires à réduire...
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