Ce magazine trimestriel lancé par l'Université de Nantes en 2006, financé par celle-ci, par la Région Pays de la Loire et par Nantes Métropole, a proposé de rendre accessible à un large public, et notamment aux lycéens, les travaux de la recherche menés en région, de sensibiliser à la science en train de se faire, de provoquer autour de grands dossiers thématiques la réflexion de tous sur les enjeux de demain.
En partenariat avec les universités des Pays de la Loire, le Rectorat de l'académie de Nantes et d'autres organismes à vocation scientifique ou pédagogique, ces 21 numéros ont livré jusqu’en 2012 des articles de fond avec des témoignages de chercheurs ainsi que des actualités et des annonces de portée régionale.
L’enseignement universitaire de sexologie initié
à Nantes il y a 20 ans met l’accent sur la prise en
charge globale et multidisciplinaire des problèmes
sexuels. Cette prise en charge est aujourd’hui
adoptée par nombre de praticiens dans une
approche « Médicale-personnelle-sociale et Couple »
associant les expertises médicale (symptômes,
diagnostic, traitement), psychologique (relative à
un passé douloureux, un abus sexuel, une difficulté
d’apprentissage, un profil dépressif...) et sociale
(vie de famille, vie professionnelle…). Elle témoigne
d’une (re)connaissance élargie de l’importance du
bien-être sexuel et de la diversité de ses facteurs :
ce bien-être tient autant dans « un corps qui
fonctionne bien » que dans « un esprit serein ».
C’est principalement cette « multidimensionnalité »
de la sexualité que ce dossier veut éclairer. Les
travaux qui y sont présentés, dont la majorité des
auteurs exercent dans notre région, visent à mieux
comprendre les différentes façons dont la sexualité
de l’individu peut se trouver en porte-à-faux avec
la vie sociale et ses normes, ses représentations,
ses discriminations, ses usages ou ses lois ; ils sont
ainsi susceptibles d’inspirer des actions propices à
la réduction d’un tel décalage.
Mais sur un thème aussi complexe et sensible, qui
prête à controverse, l’ensemble des analyses et
théories ici exposées ne peut viser à l’exhaustivité,
et les propos tenus, aussi grande leur objectivité
scientifique soit-elle, ne satisferont pas toutes les
morales. Pourtant, comme dans tous les autres
dossiers de Têtes chercheuses, outre l’avancée des
connaissances et la liberté de témoignage, c’est
bien cette objectivité que la revue et son comité de
rédaction s’attachent à promouvoir.
Patrice Lopès, Professeur à la faculté de médecine
de l'Université de Nantes, praticien au service de
gynécologie-obstétrique du CHU de Nantes, responsable
du Diplôme interuniversitaire national de sexologie, et
Olivier Néron de Surgy, rédacteur en chef
Moteur essentiel de nos vies, la sexualité reste un terrain parsemé de contraintes et de préjugés.
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