©FPG(a)Un institut d’études avancées (IEA) sera érigé à Nantes, en 2008, en lieu et place d’une tribune du stade Marcel-Saupin.
À côté de la Maison des sciences de l’Homme qui l’a promu, il accueillera de façon permanente une vingtaine de chercheurs étrangers de haut niveau en sciences humaines et sociales afin qu’ils développent librement des recherches en bénéficiant de ressources locales et nationales. Ce projet d’IEA est associé à trois autres programmes portés par des organismes basés à Lyon, à Paris, à Aix et à Marseille. Il a récemment obtenu du Ministère de la Recherche le label « Réseau thématique de recherche avancée » (RTRA). Il s’agit du premier institut de ce type fondé en France. Son originalité réside principalement dans un objectif issu d’un colloque sur les sciences de l’Homme en Afrique, tenu à Nantes en 2002 : créer un lieu propice à l’expression des chercheurs de pays du Sud dont les centres d’intérêt scientifiques sont souvent contraints par les modèles de recherche proposés par les pays du Nord.
Grâce au développement de nouvelles thématiques telles que la raréfaction des villages au profit des grandes villes, les rapports entre culture et médecine ou encore l’influence des dogmes en vigueur sur les institutions et les savoirs, l’IEA permettra de donner voix à ces chercheurs « du Sud », notamment africains, indiens et sud-américains, tout en revivifiant la pensée occidentale.
Contact :
Anne-Cécile Mercier, Maison des sciences de l’Homme Ange-Guépin de Nantes. Tél : 02 40 20 62 13. anne-cecile.mercier@univ-nantes.fr.
Pour plus d'informations sur les RTRA, voir le site du Ministère de la Recherche.
2008 s’annonce comme une grande année pour les infrastructures scientifiques et médicales régionales, trois grands chantiers devant être alors en phase d’achèvement : à Nantes, le cyclotron Arronax et l’Institut de recherche thérapeutique (IRT) ; à Angers, l’Institut de recherche en ingénierie de la santé (Iris). En construction sur le site du centre hospitalier universitaire (CHU) angevin, l’Iris permettra de regrouper, sur les niveaux 3 et 4 du bâtiment, quatre unités mixtes de recherche de l’Inserm et trois unités propres de recherche de l’Université d’Angers. Des plates-formes technologiques communes à ces laboratoires (Imagerie et analyses microscopiques, Cytométrie et analyses nucléotidiques, Anticorps monoclonaux, Radioactivité) y seront aussi installées. Les niveaux 0 et 1 seront occupés par des laboratoires de biologie du CHU
Lancé en 2001 à l’Université d’Orsay, ce concours annuel propose aux enseignants du second degré une démarche privilégiant l’approche expérimentale de la science. Il permet aux élèves de lycées et de collèges, encadrés par un professeur, de mener à bien des projets scientifiques ou technologiques concrets qui nécessitent de travailler en groupe et qui les initient à la démarche scientifique. Il s’agit de susciter la curiosité et l’enthousiasme des adolescents par le biais de recherches, de réalisations personnelles et de rencontres avec les professionnels des sciences, tout en renforçant les liens entre l’université et les établissements de l’enseignement secondaire. Le concours se déroule en deux phases. La première, régionale, est organisée par les universités des Pays de la Loire avec le soutien du Rectorat et en partenariat avec Terre des sciences (Centre de culture scientifique, technique et industrielle d’Angers). Parmi les 15 candidatures déposées à l’automne dernier, 14 projets ont été retenus et ont reçu une bourse de 300 euros. Ils mobilisent à peu près autant de collégiens que de lycéens, sur des thèmes très variés : l’étude de la marche des robots, l’espace, les maladies et leurs traitements, la mer et l’environnement littoral, les liens entre couleurs et chimie, l’énergie solaire, entre autres. Les participants peuvent obtenir documentation, aide et conseils auprès des facultés des sciences d’Angers, du Maine, de Nantes et d’autres organismes scientifiques de l’académie régionale. Ils présenteront leurs travaux dans le cadre d’un forum organisé le 9 mai prochain à l’Université d’Angers. Des prix récompenseront les meilleures réalisations. La seconde phase, nationale, aura lieu fin juin.%% Les lauréats des concours régionaux de toutes les académies seront invités à Paris pour une compétition finale et une soirée de prestige sous l’égide de la Conférence des directeurs des Unités de formation et de recherche scientifiques.
Cette opération est organisée conjointement par l’IFR 26 (*) et par Terre des sciences. Comme « Faites de la science », elle est soutenue par le Rectorat et par le Conseil régional ; elle vise à nouer des contacts entre lycéens et professionnels de la recherche et à faire réaliser des projets par des groupes d’élèves supervisés par leurs professeurs. En revanche, il ne s’agit pas d’un concours.
Les thèmes proposés concernent les pôles de compétitivité « Biothérapies » en Loire-Atlantique et « Végétal » en Maine-et-Loire. Après que chaque classe participante a choisi l’un de ces thèmes et formulé des questions à son propos pour alimenter la réflexion et cadrer les objectifs de travail, les élèves doivent trouver un maximum d’éléments de réponse en sollicitant des rencontres avec des chercheurs. Neuf classes de la Loire-Atlantique et de la Sarthe travaillent aujourd’hui sur des sujets aussi variés que les greffes, les traitements contre le cancer, la complexité du cerveau, la mucoviscidose, la relation entre le système cardiovasculaire et le mode de vie, les microbes, les biothérapies émergentes, la biodiversité et la reconstruction des os.
L’originalité de la démarche réside principalement dans le fait que, outre l’investigation scientifique elle-même, les élèves développent un projet de communication. Ils doivent en effet choisir parmi quatre types de supports (article de presse, reportage vidéo, site web ou petite exposition) pour présenter devant les autres participants, en mai prochain, les résultats de leurs travaux. Le journal Ouest-France et le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (Clemi) ont accepté de les y aider.
(*) Institut fédératif de recherche regroupant des laboratoires de l’Inserm, du CNRS, du CHU et de l’Université de Nantes qui travaillent dans le secteur biomédical.

En savoir plus : Sur "Faites de la science"
pierre.nicolet@univ-nantes.fr
marie.demathieu@nantes.inserm.fr
vincent.millot@terre-des-sciences.org
Sur les Ateliers scientifiques
Depuis 10 ans, les conférences Nepal (Noyaux et particules au lycée) permettent aux lycéens de profiter des lumières de chercheurs et d’ingénieurs en physique nucléaire ou en physique des particules. Le principe est simple : à la demande de leur professeur, un spécialiste de l’IN2P3 (un institut du CNRS) ou du Dapnia (un laboratoire du Commissariat à l’énergie atomique) vient gratuitement donner une conférence d’une demi-heure suivie d’une discussion libre entre les lycéens et lui. La rencontre est parfois prolongée par la visite d’un laboratoire.
Marc Michalewicz, enseignant en sciences physiques au lycée Françoise d’Amboise de Nantes, commente ainsi l’intervention récente, dans sa classe de terminale S, de Jacques Martino, directeur du laboratoire Subatech à l’école des Mines de Nantes : « J’ai souhaité faire venir un spécialiste pour traiter le thème “Utilisation des rayonnements dans l’industrie et dans le domaine médical” notamment parce que certains de mes élèves envisagent des études de médecine. Après un entretien préliminaire avec moi, le Professeur Martino a parfaitement adapté son discours à leurs acquis. Sa présentation du futur cyclotron nantais et des outils d’imagerie médicale actuels a bien illustré mes cours. Les lycéens ont apprécié d’obtenir des précisions sur les effets des radiations, sur les unités de la physique des ondes et des particules et sur l’utilité de cette discipline pour comprendre les appareils qu’ils pourraient utiliser plus tard. J’ai donc recommandé ce type de démarche à certains de mes collègues enseignants. »

• Le destin des étoiles
• Comment la masse vient aux particules
• Le neutrino, une particule fantôme
• Peut-on remonter le temps jusqu’au big-bang ?
• Les quarks dans le proton
• Où est passée l’antimatière ?
• Où se cache la masse de l’Univers ?
• D’où viennent les rayons cosmiques ?
• Comprendre et évaluer les risques des rayonnements
• Utiliser les rayonnements
• Quelles énergies pour le XXIe siècle ?
• Quels traitements pour les déchets nucléaires ?
contact : Bernard Kubica, coordonnateur Nepal pour les Pays de la Loire. Tél. : 02 51 85 84 45. kubica@subatech.in2p3.fr
Têtes chercheuses ©2007 |
mentions légales |
contactez nous |
page d'accueil |
Réalisation : Intelliance 2007